POST-BAC : Faisons le point - prépa éco du CIV
- 13 janv. 2025
- 4 min de lecture
CHRONIQUE | Le CIV n'est pas seulement ouvert pour les collégiens et les lycéens, mais également pour les prépas. Par l'exemple des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) et de l'interview de l'un de leur élève, découvrez le monde de l'enseignement supérieur des classes préparatoires Économie Commerce et Gestion.

Dans le numéro d’octobre je vous présentais les classes préparatoires de la filière scientifiques présentes au CIV, venez maintenant découvrir la prépa économique et commerciale générale dite ECG. Rappelons que les CPGE sont des formations sélectives implantées dans les lycées. Elles préparent en deux ans aux concours d’entrée dans les grandes écoles en dispensant une formation pluridisciplinaire approfondie, définie par des programmes nationaux (définition extraite du site de l’ONISEP).
ECG 1 | ECG 2 | ECG 3 | ECG 4 |
Mathématiques appliquées (8 h) et Économie, Sociologie et Histoire du monde contemporain (8 h) | Mathématiques appliquées (8 h) et Histoire, Géographie et Géopolitique du monde contemporain (7 h) | Mathématiques approfondies (9 h) et Économie, Sociologie et Histoire du monde contemporain (8 h) | Mathématiques approfondies (9 h) et Histoire, Géographie et Géopolitique du monde contemporain (7 h) |
TRONC COMMUN AUX 4 PARCOURS :
Le niveau de complexité et d'abstraction est plus poussé en mathématiques approfondies. Chaque parcours peut déboucher sur les mêmes concours communs et les mêmes grandes écoles, sur ce point, il n’y a pas de distinction entre les prépas. |
Le profil des élèves recherché par les prépas ECG est assez polyvalent, tant que les résultats sont équilibrés dans l’ensemble des matières en première et terminale. La spécialité mathématiques n’est obligatoire ni pour l’option mathématiques appliquées ni pour l’option mathématiques approfondies, l’option maths complémentaires suffit. Gardez-en tête que la spécialité est tout de même fortement recommandée. Il n’y a aucune autre exigence en matière de spécialités choisies en première et abandonnée en terminale.
A l’issue des deux années de prépa il existe deux concours communs à passer qui rassemblent la plupart des écoles de commerce : le concours Banque commune d'épreuves (BCE) et le concours Ecricome.
La BCE, banque commune d'épreuves, propose les concours communs qui donnent accès à 18 grandes écoles de management et 3 écoles associées. Ces dernières délivrent un diplôme de niveau bac +5, soit le niveau d’un Master.
Les Grandes Écoles les plus réputées sont :
HEC Paris :
ESSEC
ESCP BS / ENS / ENSAE
EDHEC
Skema (en 6e position dans les classements)
Les débouchés de ces grandes écoles sont très vastes et variés. Ils peuvent amener vers des métiers dans de nombreux domaines : ceux du marketing, de la communication, des achats, de la gestion, de la culture, de la vente, dans les banques et assurances, dans la finance et l’administration, dans les ressources humaines, la logistique et qualité, dans le commerce international, la publicité, la presse. La liste est exhaustive.
Pour aller au-delà d’une simple présentation de la classe préparatoire économique et commerciale générale, Younès, élève en deuxième année de ladite prépa a répondu à mes questions.
Quel est le niveau requis en anglais ?
Il faut être à l’aise tant à l’expression écrite que l’expression orale. Lors des concours, les résultats obtenus aux épreuves écrites permettent souvent d’accéder à la seconde phase : l’oral. « Plus tu seras à l’aise dans les langues [lors de l’entrée en prépa], moins ce sera quelque chose que tu devras travailler après. Il faut savoir qu’en prépa tu auras toujours quelque chose à travailler, il faudra toujours essayer de s’avancer ou de combler des lacunes [...], si avant d’entrer en prépa tu as le moins de lacunes possibles ce ne sera qu’un avantage. »
Quels sont les cours qui t’intéressent le plus ?
Ce qui est intéressant c’est que chaque cours aborde un domaine sous tous les champs possibles, ce qui permet de créer des liens entre les matières et de rendre les sujets encore plus pertinents. « Ces cours là vont vraiment être enrichissants parce qu’on va [s'appuyer autant sur] l’histoire ancienne grecque que sur l’actualité. En anglais par exemple, on va traiter de thèmes d’actualité. »
Quelles sont les similarités et les différences avec la spécialité SES au lycée ?
C’est très similaire, sachant que les premières semaines de cours en prépa on reprend le programme de première et terminale ce qui fait que la spé SES n’est pas forcément obligatoire mais elle permet de rentrer avec un socle de connaissances solide. Tous les modèles économiques vus au lycée et les théories vont être approfondis et contextualisés par rapport à l’actualité.
Quelle est l’ambiance au sein de la classe préparatoire ?
Avant je pensais que les étudiants en prépa étaient très compétitifs mais j’ai découvert que ce n’était pas tout à fait comme ça, en tout cas pas de manière négative. Il y a vraiment ce côté familial où tout le monde s’entraide et se tire vers le haut, notamment avec des groupes de travail qui vont se créer naturellement. L’internat renforce ce lien car on vit ensemble : en dehors des cours on mange ensemble et on se retrouve le soir pour travailler car les salles de cours restent ouvertes.
« La prépa c’est vraiment la continuité du lycée ». C’est idéal pour les élèves qui veulent se sentir encore encadré à la différence des étudiants en fac. « On suit exactement la même routine qu’au lycée. » Les professeurs nous accompagnent encore plus qu’au lycée, tout au long des deux années de prépa ce qui permet de tisser des liens forts.
Quelle est la charge de travail le soir, le week-end ?
Environ 1 heure et demi entre la fin des cours et le repas du soir puis encore 2 heures plus tard dans la soirée. « Le samedi après-midi c’est important de faire une petite pause [car] il y a de la fatigue qui s’accumule. » Puis environ 2 à 3 heures le samedi soir et 5 à 6 heures le dimanche. La prépa c’est un peu un sacrifice pendant deux ans qui paiera après toute la vie.
Comment êtes-vous préparés aux grands concours ?
Il y a un premier concours blanc en fin de première année, puis un deuxième à la rentrée de deuxième année. Ensuite il y en a encore au moins deux voire trois dans l’année.
- Chloé



