L’HABIT NE FAIT PAS L'ÉLÈVE : derrière les pulls de la MDL
- 13 janv. 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 avr. 2025
INTERVIEW | Une équipe complète est dédiée aux pulls, une entreprise laborieuse qui occupe la MDL tous les ans. Comment ont-ils été faits cette année ?
Il y a eu beaucoup de remous autour de la vente traditionnelle des pulls par la Maison des lycéens, mais avant de s’attaquer au modèle, permettez-nous au moins de vous récapituler leur création. Pour cela, « L’Aiglon » est allé interviewer l’équipe derrière l’habit. Conformément aux pratiques de l’association, c’est un petit groupe qui a été élu par les adhérents. Nous sommes donc allés parler à leur coordinatrice, Noée en Terminale, et au président de la MDL, Tristan en Terminale.
Pourquoi ce modèle de pull particulier ?
Noée : Déjà, on a insisté pour proposer plusieurs modèles pour que les élèves aient le choix. On a repris un peu ce qui avait été fait les années précédentes, et ce qui c'était beaucoup vendu. On a repris aussi la devise, qui est quand même le symbole du CIV, « enrichissons-nous de nos différences » (Paul Valéry) pour montrer la diversité des langues et des sections. On a choisi de la mettre dans toutes les langues [du CIV], comme cela avait déjà été fait. Ensuite, c'était important pour nous aussi de montrer qu'on était au CIV : c 'est pour cela qu'on a proposé un deuxième logo avec écrit « CIV ». Dans ce logo-là, on a mis la date aussi, pour savoir la promo dans laquelle on était. Et on a encore une fois rajouté la devise, parce que, vu qu'il n'y a plus sur le logo [du CIV] l'oiseau, il n'était plus obligé de le mettre. La seule chose qui représentait le plus le CIV, c'est aujourd’hui la devise.
Avez-vous rapidement trouvé les modèle ?
N: C'est un processus où on s'est beaucoup concertés et où on a fait des tests. On avait fait un sondage sur le compte Insta de la MDL, parce que c'était important pour nous de répondre à la demande, de savoir ce qu'il y avait plu, ce qu'il n'allait pas plaire aussi. Donc, on a fait des synthèses pour que tout le monde soit content, et on voulait aussi quelque chose de plus minimaliste. Dans le sens où on ne voulait pas d'énormes logos, des polices hyper énormes. On a aussi choisi des polices assez arrondies, assez agréables, assez sobres, qui ne sont pas agressives.
Niveau conception, c'est entièrement fait par la M.D.L. ?
Tristan : Tout à fait, que des élèves [dans l’équipe des pulls].
Finalement, ça vous a pris à peu près combien de temps pour le faire ?
N: Longtemps ! On ne s'en rend pas compte, mais c'est un processus assez long. Parce qu'en parallèle de faire les designs, de choisir les couleurs, il faut trouver le fournisseur, nous on a eu des soucis. On a changé d'entreprise à mi-chemin.
T: Il peut y avoir des problèmes de fournisseurs, parce qu'au dernier moment, ils pouvaient nous monter les prix, et que ce ne soit plus abordable pour des élèves. Non seulement, l'objectif était vraiment d'avoir quelque chose d'abordable, mais aussi d’avoir quelque chose sur lequel on puisse quand même recevoir un petit bénéfice pour reverser l’association après.
N: C'était le but en fait. C'était vraiment important que tout le monde y ait accès. Et du coup, c'est un peu long. Heureusement qu'on avait choisi un plan B, au cas où ; et on en a eu besoin ! C'est assez long, parce qu'il faut envoyer les devis. On a dû envoyer, je pense, 6 devis à la même entreprise pour savoir en fonction du nombre de pulls vendus, pour avoir les différentes options qui se proposaient à nous et les différentes situations qu'il pouvait y avoir : dans le cas où on vendait énormément de pulls, pour savoir combien on avait, ou, au contraire, si on en vendait très peu pour savoir les couts.
T: Parce que selon le nombre de modèles différents vendus, les couts n'étaient pas les mêmes, parce que c'est par lot. Il fallait donc qu'on optimise le budget le plus possible.
Pour l'instant, vous en avez vendu beaucoup ?
T: En quatre ventes, on en a vendu une centaine. On a les comptes exacts. Après, on a encore 2 se
maines, et on espère que cela va augmenter.
Où les pulls sont-ils faits ?
N: Ils sont faits vers Grenoble, entièrement en France. C’était important pour nous. Et même, la deuxième entreprise qu'on voulait choisir initialement était à la place Bermond, mais ça n'a été possible, parce que le prix est trop élevé et ils ont changé au dernier moment. Nous voulions vraiment contribuer aux entreprises locales, mais finalement, on a vraiment choisi en France, mais le prix était aussi important. On ne voulait pas proposer quoi que ce soit de Chinois : on voulait vraiment de la bonne qualité.
À qui iront les bénéfices finalement ?
T: La MDL est une association à but caritatif. Donc, dans ses statuts, il est écrit que chaque année, il faut qu'on trouve une association caritative à laquelle reverser tous les bénéfices qu'on a pu réaliser au cours des ventes de l'année, et même grâce aux adhésions [payantes] en septembre. Même si tout de même on utilise une partie du budget [pendant l'année] pour faire de l'animation dans le lycée. Cette année, on a choisi Sourire et vivre qui intervient au Cameroun, non pas dans les grandes villes comme c'est le cas pour beaucoup d'ONG, mais au sein même des villages et des localités.
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Il n’y a pas que des pulls à la vente ces semaines-ci : la MDL sert non seulement votre style mais avant tout la cause humanitaire. L’association Sourire et vivre souhaite « aider des personnes en situation de maladie, [et] les accompagner pour leur redonner du sourire et goût à la vie. » En achetant ces pulls, vous soutiendrez la MDL et participerez à cette œuvre caricative.
- Noé



