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Dès sa nomination, le nouveau Premier Ministre engage des consultations.

  • 15 sept. 2025
  • 2 min de lecture
Portrait officiel de Sébastien Lecornu - Ministre des Armées - © Patrice Normand/Leextra via opal
Portrait officiel de Sébastien Lecornu - Ministre des Armées - © Patrice Normand/Leextra via opal


Dans la soirée du 9 septembre 2025, au lendemain de la démission de François Bayrou, la France se dote déjà d'un nouveau Premier ministre : Sébastien Lecornu.

L'ancien ministre des Armées chargé de la Défense hérite d'une situation politique, institutionnelle et budgétaire délicate.

Son prédécesseur, François Bayrou, s'est vu contraint de remettre la démission de son gouvernement au terme du désaveu de sa politique par les députés, auxquels il a demandé de se positionner par vote de confiance au titre de l'article 49, alinéa 1 de la Constitution.

Confiance largement rejetée par la représentation nationale par 364 des 573 députés participants au vote.

Et pour cause, les désaccords entre les législateurs et l'exécutif sur le budget pour l'année 2026, dans un pays comptant, selon la Cour des comptes, un déficit “aggravé”, quantifié en 2024 par l'INSEE à 5,8 % du PIB, ainsi qu’une dette publique s'élevant à 3 400 milliards d'euros, et où se creusent les inégalités sociales.

Nouvellement nommé, le chef du Gouvernement entame des consultations.

Après s'être entretenu avec la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, et les organisations syndicales et patronales du pays, jeudi 11 et vendredi 12 septembre, Sébastien Lecornu entend consulter dès le début de cette semaine les partis politiques, avant qu'il ne constitue son équipe gouvernementale.

Sa nomination à la tête du pays suscite tout de même de nombreuses réactions, et est loin de faire l'unanimité au sein de la classe politique.

Dans le camp macroniste, Gabriel Attal souhaite, en son nom propre et au nom du mouvement Renaissance, dont il est le secrétaire général, ses “vœux de succès” au nouveau Premier ministre.

Au centre droit, Bruno Retailleau dit souhaiter “trouver des accords”.

À gauche, les mouvements politiques tels que Place publique annoncent souhaiter “un changement de cap” pour éviter le vote de toute censure.

Olivier Faure, secrétaire général du Parti socialiste, au micro de France Info ce jeudi, “demande au nouveau Premier ministre de renoncer au 49.3, [...], pour instaurer une nouvelle méthode”.

Tandis que, pour les écologistes, indignés, cette nouvelle nomination est une “provocation”, voire une “dernière cartouche” d'Emmanuel Macron.

Par ailleurs, de l'autre côté de l'hémicycle, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, affirme, au cours d'une conférence de presse au Parlement européen le 10 septembre, que le locataire de Matignon dispose “d'un bail très précaire”, et qu'il “doit rompre avec le macronisme”. “C'est la rupture, ou la censure”, ajoute sous le ton de la menace Marine Le Pen.

En somme, la nomination du Premier ministre divise et interroge aussi, dans le contexte où l'hypothèse de la dissolution par le président de la République Emmanuel Macron, et d'un potentiel retour aux urnes reste d'actualité, au vu de la composition de l'Assemblée nationale, privée de majorité claire depuis les élections législatives de 2024.

Le nouveau ministre entame ses consultations avec un objectif précis : composer avec beaucoup de minutie son gouvernement, ainsi que sa feuille de route pour l'année 2026.

William Abdou,Lycée International de Valbonne 15 Septembre 2025

 
 
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